L'ALGERIE FRANÇAISE

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LES GORGES DE PALESTRO 1956

L'EMBUSCADE

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Hommage à ces hommes du 9eme RIC

Avril 1956. Le premiers soldats du contingent arrivés de France,  foulent  pour la toute première fois, le sol d'Algérie. Ces jeunes ne sont pas aguerris. Pour certains d'entre eux, c'est le service militaire obligatoire de l'époque, pour d'autres c'est une période qu'ils ajoutent à leur service militaire en temps que rengagés, ils ont signé pour une durée de six mois voir plus, selon leur choix ! 

A quelques pas des gorges de Palestro, à Lakhdaria,  un régiment est cantonné prêt à exécuter les ordres qui lui sera donné, par le haut commandement, ordres émanant du gouvernement en métropole; les missions sont somme toutes pacifiques, les reconnaissances des environs ... La mission du 9ème RIC (Régiment d'Infanterie Coloniale) ce jour là, consiste donc à une reconnaissance des les villages aux abords de l'Oued Djerra, l'officier, commandant la 2ème section rassemble la troupe;  avec ses vingt hommes il entreprend une longue marche. Ils débouchent sur un sentier, rencontrent le premier douar, pause casse-croûte et repartent très peu de temps après. Il est 11 h00, les militaires gravissent le sentier dans le djebel quand soudain , des fellaghas en planque sur les deux flancs aperçoivent la section et se mettent à tirer à feux croisés. L'effet de surprises, et l'impossibilité pour les solfats français de se replier, le groupe de rebelles de l'ALN tire jusqu'à tous les abattre.

Le chef des rebelles, le lieutenant Khodja, autrefois dans l'armée française a déserté et basculé à l'ennemi . De ce combat , de cette tuerie, de ce massacre,  qui ne dura pas que vingt minutes, la section déplorera 15 tués. Sur les cinq rescapés, trois sont blessés sérieusement et intransportables . Les rebelles vont alors les confier aux villageois complices, les deux autres marsouins, seront fait prisonniers...Leurs geôliers les somment de d'écrire dans une dernière lettre à leurs familles qu'ils sont malgré tout bien traités...

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Capture d’écran 2020-12-10 à 19.07.14.

 

Le 9ème RIC, le lendemain, ne voyant pas la section rentrer de la mission, envoie le 13ème dragon de parachutistes sur place. Le village est désert, ils s'arrêtent devant des rochers où les corps mutilés, les yeux crevés, les testicules coupés! L'abominable spectacle, signet une revendication très personnel de L'ALN. Les parachutistes horrifiés n'auront de repos qu'après avoir vengé ses frères d'armes, Se mettant à la recherche des assassins, ils ratissent les lieux dans le djebel jusqu'à tomber sur une cinquantaine d'Algériens qu'ils laisseront pour morts ! Les journaux ne manqueront pas d'écrire en gros titre, le lendemain... "Embuscade à Palestro" !

Le général Massu commandera 3000 soldats, et se lancer avec ses hommes à la recherche de la section du 9ème RIC. Ce sera le 23 mai de l'année 1956, que le 1er REP de la Légion étrangère (1er Régiment Etranger de Parachutistes) et le 20ème Bcp (20ème Bataillon de Chasseurs à Pied) tomberont sur la section de l'ALN , commandée par l'infâme traître et assassin Khodja . Les rebelles,  s'étant réfugiés dans une grotte avec les deux prisonniers et rescapés de l'embuscade de Palestro. UN assaut est automatiquement lancé, 16 fellaghas seront tués, l'un des deux prisonniers sera lui aussi touché à mort, balles perdues ou éxécution sommaire des fellaghas avant le coup de grâce, nul ne le saura jamais, sauf David Nillet, le dernier militaire à sortir indemne de ce combat acharné ! Il décrira l'horreur que ses compagnons d'armes et lui ont vécu !

C'est pourquoi , je tiens à rendre honneur à ces jeunes militaires de la 2ème section du 9ème RIC en citant maintenant les noms de la section...dans un extrait de l'article dont la source figure ci-dessous...

C’est ainsi le cas de l’aspirant Hervé Artur. Natif de Casablanca, âgé de trente ans, préparant son agrégation de philosophie, il effectue une nouvelle période et intègre le 9ème régiment d’infanterie coloniale. Il a sous ses ordres les fantassins de la 2ème section : les sergents Bigot et Chorliet, les caporaux-chefs Galleux et Aurousseau, les caporaux Poitreau et Hecquet et les soldats Desruet, Dufour, Caron, Dobeuf, Gougeon, Carpentier, Serreau, François, Villemaux, Chicandre, Nicolas, Daigneaux, David-Nillet et Dumas.

Seuls cinq marsouins survivent : Caron, Chorliet et Aurousseau sont blessés et intransportables ; ils sont confiés à des villageois. Dumas et David-Nillet sont faits prisonniers. Leurs geôliers leur laissent le temps d’écrire des lettres à leurs familles en indiquant qu’ils sont bien traités.

Source: http://www.souvenir-francais-92.org/article-le-massacre-de-palestro-63230448.html 

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